Pleine d’Heures

Pleine d’Heures

Pleine d’heures La Main pleine d’heures, tu es venue à moi – j’ai dit : « tu n’as pas les cheveux bruns » Alors tu les as soulevés, et les mis très légers sur la balance de la douleur : ils étaient plus lourds que moi Ils viennent à toi sur des barques et les y chargent, ils les écoutent sur les marchés du plaisir — Tu souris vers moi depuis le néant, je pleure vers toi depuis le plateau qui demeure léger. Je pleure : tu n’as pas les cheveux bruns, ils offrent l’eau de la mer, et tu leur donnes des boucles… Tu chuchotes : ils remplissent le monde rien que pour moi ; mais je demeure un chemin creux dans ton cœur ! Dis : mets avec toi le feuillage des années — il est temps que tu viennes et m’embrasses ! Le feuillage des années est brun. Tes cheveux ne le sont pas. Marc Dupuy Télécharger le Poème en PDF. Partager :PlusPartager sur TumblrE-mailImprimerWordPress:J'aime chargement… Poèmes que vous pourriez aimer :...

Depuis longtemps sont tombées les ombres

Depuis longtemps sont tombées les ombres Depuis longtemps sont tombées les ombres. On ne pense plus désormais À ces pulsations silencieuses du temps Qui gonflent la mort : Feuilles détachées de l’arbre de vie… Les ombres de l’horrible sont tombées À travers le cristal de rêves, Éclairé par la lumière divinatoire de Daniel. Une forêt noire a encerclé Israël pour l’étouffer, Chanteuse de Dieu à minuit. Elle a disparu dans l’obscurité, Devenue anonyme. Ô rossignols par toutes les forêts du monde ! Héritiers emplumés du peuple mort Qui servez de guides aux cœurs brisés, Vous qui au grand jour vous gonflez de larmes, Rejetez dans vos sanglots, rejetez Cet horrible silence de la gorge devant la mort. Marc Dupuy Télécharger le Poème. Partager :PlusPartager sur TumblrE-mailImprimerWordPress:J'aime chargement… Poèmes que vous pourriez aimer : Tu gardes le...
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